Sélectionner une page

La Mazda MX5, c’est un état d’esprit, celui des roadsters anglais des 50’s et 60’s… mais à la sauce soja et dans 90’s ! L’histoire, ça fait plus de 30 ans et 4 générations qu’elle dure, pour déjà plus d’un million de voitures vendues. Au milieu de toutes ces petits roadsters japonais aussi mignons qu’envoutants, il existe quelques pépites, comme les Mazdaspeed qui embarquaient un turbo !

La Mazda MX5, c’est un coup de tonnerre au salon de Chicago en 89. La marque japonaise y dévoile un concentré de fun. Plutôt que de miser sur une puissance délirante, les ingénieurs ont préféré développer un voiture compacte, efficace et cool à conduire. Un propu épicée qui s’la joue ballerine plutôt que boxeuse. Du light is right à la sauce soja. Elle se pose comme la descendante de la Lotus Elan et réussit à refaire ce que la p’tite anglaise avait fait 30 ans avant elle.

Et alors que les anglais n’ont jamais su renouveler leur style, la petite japonaise va devenir la meilleure descendante des roadsters. A tel point qu’en 2000, avec 531890 exemplaires assemblés, la MX5 devient le roadster le plus vendu de la planète. Le 22 avril 2016, le millionième roadster sort des lignes de production de l’usine d’Hiroshima.

Pour en arriver là, il a fallu quatre générations où à chaque fois, Mazda a su se renouveler sans pour autant dénaturer l’ADN de son roadster. Malgré les évolutions, elle a conservé son poids plume puisque la dernière ND affiche 980 kg en entrée de gamme alors que la toute première NA pesait seulement 960 kg. 20 kg d’embonpoint en 30 ans, c’est un miracle par les temps qui courent !

Mais celle qui nous intéresse aujourd’hui, elle a vu le jour sous la deuxième génération de MX5, les NB. En effet, si la NA a ouvert le feu en 89, la NB est venue la remplacer à partir de 98 avant d’être légèrement liftée en 2001 (NB2 ou NB FL). Le gros de sa carrière va se faire en atmo avec les 4 cylindres 1.6 l et 1.8 l.

En 2003, Mazda dévoile le concept Ibuki… qui annonce rien d’autre que la future génération de MX5 (la NC… ouais c’est pas compliqué !) qui devrait pointer le bout de sa calandre en 2005. Et alors qu’on aurait pu croire que le roadster allait attendre la relève en roue libre, il va finalement profiter de ses deux dernière années pour se dévergonder en se retrouvant avec un turbo sous le capot.

En effet, à la surprise générale, 2004 va voir débarquer sur les marchés américains, canadiens et japonais la version la plus pompelupisée de la MX5, la Mazdaspeed (Roadster Turbo au Japon). Une sorte de bouquet final avant de la laisser prendre sa retraite.

Elle voit son 4 cylindres 1.8 l 16s (le BP-4W) dopé par un turbo IHI RHF5 VJ35 qui souffle à 0,6 bar pour lui faire sortir 180 ch et 226 Nm. Associé à une boite 6 manuelle, la bestiole était capable de shooter le 0 à 100 en 7 secondes avant de filer vers la barre des 400 m en 15,2. Par contre, ses rapports courts la bridait à 205 km/h maxi… mais l’essentiel au volant de ce genre de voiture, n’a rien à voir avec la Vmax en ligne droite, mais plutôt celle à laquelle on passe les virolos. Niveau châssis, la Mazdaspeed se voyait équipée de voies légèrement élargies avant d’être posée sur des jantes Racing Hart en 17″, chaussées en 205/40, le tout, maintenu par du Bilstein. De quoi encaisser 1g en latérale.

Dans l’habitacle, rien ne laisse présager le potentiel de l’engin. La Mazdaspeed va se contenter de deux années de carrière pendant lesquelles des couleurs spécifiques correspondront aux différents marchés. Velocity Red Mica et Titanium Gray Metallic en 2004 pour le marché américain et Velocity Red Mica pour les canadiens. L’année suivante, les ricains pourront choisir entre Lava Orange Mica et Black Mica pendant que les canadiens devaient se contenter du Titanium Gray Metallic… la production des MX5 Mazdaspeed a été brutalement stoppée en 2005 lorsque l’usine de production a été détruite par un incendie après un peu plus de 5700 voitures produites.

A savoir que ce chiffre ne comprend pas les voitures du marché japonais et… australien. Enfin, là bas, ce n’était pas une Mazdaspeed. En 2002, Mazda Australie a demandé aux ingénieurs de la division motorsport de développer une version turbalisée avant de confier la production d’un série limitée de 100 MX5 SP (Special Performance) à Prodrive/ FPV (Ford Performance Vehicle). La bebête envoie 200 ch et 280 Nm aux roues arrière. En 2005, les australiens remettent ça avec la MX5 SE, étroitement dérivée de la Mazdaspeed mais dégonflée à à,5 bar pour 162 ch. M’enfin tout ceci est une autre histoire…!

© GaryRoach via BaT