Quand Mitsubishi a voulu remplacer sa Galant VR4 qui portait les couleurs du constructeur en championnat du monde des rallyes, elle portait son choix sur la Lancer. Et en 92, quand apparait la Lancer Evo, la marque ne se doutait pas qu’elle allait, en même temps, créer une légende !

Mitsu Lancer Evo 5 - Tarmac Hunter ! 1

Car plutôt que de l’homologuer à travers une série limitée, c’est un nouveau modèle qui venait compléter la gamme Lancer. L’Evo 1, qui fait son entrée en 92 et proposait 250 ch scotché au bitume avec une gueule qui ne cachait pas son ambition.


Mitsu Lancer Evo 5 - Tarmac Hunter ! 2

94 voit arriver l’Evo 2. Empattement plus long, voies et pneus plus larges, puissance passée à 260 ch, la Mitsu en propose encore plus ! Et se chausse en OZ Racing.

Mitsu Lancer Evo 5 - Tarmac Hunter ! 3

En 95, c’est au tour de l’Evo 3. A part des prises d’air agrandies et une aéro optimisée, la gueule ne change toujours pas. Sous le capot, le 2.0 l 16s reçoit un nouveau turbo pour passer à 270 ch. L’habitacle s’habille en Recaro et Momo. C’est elle qui permettra à Tommi Mäkinen de décrocher son 1er titre pilote en 96. 

Mitsu Lancer Evo 5 - Tarmac Hunter ! 4

Mitsu Lancer Evo 5 - Tarmac Hunter ! 5

C’est cette même année que Mitsu passera à l’Evo 4 qui ce coup ci, change un peu de look. L’Evo 4 est proposée en 2 versions, GSR et RS. La 1ère conserve un minimum d’équipement, jantes alu, clim, pack élec… La RS c’est du pur et dur ! Jantes tôle, plus d’équipement de luxe, mais surtout, un 2 différentiels. Il ne lui manque que les stickers pour s’inscrire en spéciale ! Le 2.0 l est boosté à 280 ch, le turbo est un twin scroll qui optimise le rendement et perd son lag. La boite 5 reçoit des rapports raccourcis et un contrôle actif du lacet est ajouté au différentiel arrière. Mäkinen réédite son exploit avec le titre pilote 97.

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L’Evo 4 tiendra le pavet de 96 jusqu’à 98 avant de voir débarquer l’Evo 5. Et là, c’est la claque. La gueule change et la Lancer devient bestiale et championne du monde ! La voiture et le châssis prennent du muscle, mais officiellement, la puissance n’augmente pas et reste à 280 ch. Alors ça, c’est une bonne blague de la part des constructeurs japonais. Une entente cordiale entre tous, appelée « The Japanese Gentleman’s Agreement », et qui consiste à ce que chacun s’engage à ne pas dépasser la barre 280 ch. En fait, ça c’était surtout sur le papier… puisqu’officieusement, tout le monde savait que les Lancer Evo, Skyline GTR ou autres Supra RZ dépassaient largement cette puissance !

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Après la Lancer Evo 5, on a vu débarquer la mythique Evo 6. Mythique non pas par son palmarès, mais surtout parce que c’est elle qui a profité de tout le boulot fait par sa devancière, notamment grâce à sa version Tommi Mäkinen Edition.

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Les Evo ont ensuite continué à s’enchainer, 7, 8, 9 puis 10. A partir de la 7, la concurrence était revenue au niveau, pour la dépasser avec la 8 et la 9… la 10 étant surtout devenue une sportive montée en gamme, pour aller rivaliser avec les premium allemandes. Même si une Mitsu Lancer Evo reste une arme de destruction massive sur route !

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L’Evo 5 qui  habille cet article est quasiment d’origine, hormis quelques bricoles comme un turbo timer ou embrayage Exedy ou des plaquettes Ferodo. En même temps, l’Evo 5 a t’elle réellement besoin de plus ? Elle pose juste sur des Work Emotion CR KAI en 17′, chaussées en semi-slick Dunlop… Ca lui suffit largement et ça lui va bien !

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