’65 Rolls Royce Silver Shadow – Burger Queen ! 1



Les australiens, c’est comme les ricains, ça aiment les V8 bien virils et velus ! Du genre à faire fondre les gommards arrière dès qu’on effleure la pédale de droite ! Donc rien ne va vous étonner quand je vais vous dire que Ben, un golgoth de 2m pour 120 kg, roule en… Rolls Royce Silver Shadow ! Mis à par que son V8, il a arrêté de boire du thé pour se mettre au Jack Daniel’s !

Personnellement, j’adore ces délires. Prendre une caisse bien sellect, et lui donner un état d’esprit totalement différent. Ah y’a de quoi foutre la gastro aux puristes, mais ça le fait grave ! Finalement, les plus cochonnes sont souvent celles qui en montrent le moins… Si vous saviez le nombre de nonnes qui portent des strings sous leur tunique !

Enfin, ce n’est pas le sujet d’aujourd’hui. Non, c’est le jour de l’anglaise, et pas de l’anglaise de base. Le summum, le pompelup, la cerise sur le gâteau, le cornichon sur le foie gras, le Coca millésimé, la patate sous le fronage de raclette… bref, une Rolls Royce Silver Shadow de 1965.

Et la Silver Shadow de 65, c’est ps un truc de p’tit garçon ! Le déplaçoir premium de toute l’élite fortuné mondiale. Ne confondez pas avec la Classe S, ou une quelconque Jaguar ! A l’époque, la Rolls, y’a rien au dessus. Et même encore aujourd’hui… Quand les Bentley sont de simples Audi haut de gamme, quand les Jaguar carburent au carburant de paquebot, les Rolls sont restées le symbole du luxe.

Enfin, tout ça, Ben il s’en tape un peu. Lui son but, c’était de trouver un caisse différente pour arpenter les rues de Canberra avec style. Sa Silver Shadow, quand il l’a trouvée, elle avait déjà un V8 Chevy sous le capot en lieu et place de sa cathédrale mécanique anglaise. Un V8 américain dans une Rolls, c’est comme la reine Elisabeth chez Burger King !  C’est surprenant, mais c’est possible… La Queen a bien le droit d’aimer les steaks du King non ?!

Le V8 Made in Détroit est un 408 ci (6.7l) est alimenté par un Holley 850, reçoit un collecteur Weiand et voit son haut moteur équipé en Camtech et Dart Sportsman. L’objectif n’est pas la course à la puissance, même si le couple a de quoi tordre l’arbre de transmission ! Ben veut que sa Rolls garde sa tendance cool, surfer sur l’asphalte le coude à la portière, le tout sur un simple filet de gaz. En tout cas, pour faire passer tout ce beau monde, il a fallu rajouter un bossage XXL au capot… Shocking ?! 

Au delà du bloc, l’anglaise reçoit un train arrière de Ford F100. L’objectif étant d’y faire passer les Billet Specialties Cruise Line massives et chromées en 13×20′ et de poser le châssis sur des coussins gonflables. Mais les modifs ne s’arrêtent pas là… Le freinage vient d’une Ford Falcon, la direction d’une BMW série 3, et la boitoto est une GM TH400  à 3 vitesses.

Dernier détail, et non des moindres sur la Silver Shadow, mais le remplacement du bloc, le shaved bay, ainsi que les modifs sur le châssis et la boite ont fait perdre 300 kg à la grosse anglaise qui passe désormais tout juste en dessous des 2 tonnes avec 1.970 kg. 

L’habitacle est lui laissé totalement d’origine, baigné dans cette ambiance de luxe et de volupté si particulière aux tapis roulants signés du Spirit of Ecstasy. 

Au final, cet engin c’est un paradoxe rafraichissant. Ben aurait pu la faire peindre en noir mat, ou lui flanquer un gros flaming… Mais non, il a préféré la laisser dans sa robe blanche, sobre et classe ! Contraste avec les rouleaux compresseurs qui lui servent de roues, la hauteur de caisse qui raye l’asphalte, ce capot shooté à la testo et sûrement des borborygmes digne d’un dragster ! 

© Street Machine via Chris Thorogood



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