Cette rencontre, ça faisait un petit moment que je l’attendais en essayant de la provoquer. Il a fallu que Mathias me fasse un message pour qu’elle puisse enfin avoir lieu. Elle, c’est la Clio Williams. Celle dont on raconte qu’il s’agirait de la dernière vraie GTi, la plus mythique, l’une des plus réussies, totalement envoutante… Alors on va vérifier !

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A la sortie de la Clio Williams, Renault annonçait la couleur : “Vous pouvez rougir de honte, verdir de rage, mais c’est à une Clio que Frank Williams a donné son nom”. Un Clio bleue, aux chaussures dorées et avec un gros moteur sous le capot. Enfin gros, tout est relatif, même si un 2.0 l à l’avant d’une Clio c’était déjà une prouesse surtout en 1993.


L’histoire de la Clio Williams, je vous l’ai déjà racontée, et en onboard, en mode safety car, un peu préparée, beaucoup préparée, et même avec Jean Ragnotti ! Mais celle qui nous intéresse aujourd’hui, elle fait le bonheur de Mathias depuis 6 ans.

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Alors qu’il recherche une petite sportive, rapidement, il s’oriente vers une Clio 16s avant de se dire que quitte à chercher une 16s, autant lorgner directement sur une Williams. Alors il décide d’aller en voir une et ce sera une révélation. Plus de doute, il prendra le temps qu’il faudra, mais ce sera l’une d’entre elle qui dormira dans son garage.

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Mathias trouve une Williams un peu modifiée – 4 jantes et amortos – à 150 bornes. Il monte la voir, vérifie qu’il s’agit bien d’une vraie Williams – pas d’une 16s “kittée” – et ramène son nouveau jouet sous le soleil du Var. Mais comme Mathias n’y connaissait pas grand chose, il décide alors de se rapprocher d’un spécialiste réputé, installé du côté du Castellet, RS Auto qui aussitôt, se rend compte que le train avant n’est pas celui d’une Williams. Mathias contacte le vendeur qui joue le jeu en prenant les frais à sa charge. En y étant il y fait poser des jantes d’origine.

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A la base, Mathias voulait une sportive pour aller se défouler de temps en temps sur circuit. La Williams ne va pas y échapper. Mais pour adapter la voiture à son utilisation, elle va être revue et équipée d’un nouveau collecteur, d’une ligne Groupe N et de gros Silent Blocks Powerflex en polyuréthane. Mis à part que les ardeurs vont être freinées quand la boite décide de déclarer forfait. Elle sera remplacée par celle d’une Clio RS Ragnotti, plus solide et qui permettra de constater que la Williams était équipée d’un volant moteur allégé.

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Les tours de pistes reprennent et la voiture continue d’être améliorée. Le 4 cylindres est équipé d’un porte Eprom avec puce de Groupe N. Les jantes d’origine sont remplacées par celles d’une Clio 16s, chaussées en Toyo Proxes R888R. Le freinage est revu à la hausse avec des disques avant de Clio Gr.N mordus par des plaquettes Ferodo DS2500. Dans les ailes, on retrouve dorénavant des combinés filetés Bilstein Gr.A. Les sièges d’origine laissent leurs places à des baquets et la banquette est enlevée.

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La Williams perd une vingtaine de kilos et gagne 20 ch. A son volant, Mathias lime le bitume des circuits de la région, jusqu’au jour où il a l’opportunité de poser les roues sur celui du Castellet… le grand, le vrai ! Mais il est loin de se douter que ce jour de rêve va se transformer en cauchemar. En juin 2016, dans la ligne droite du Mistral, le F7R de sa Clio Williams rend l’âme.

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Cela ne suffira pas pour le dégouter. Il dégotte un autre moteur sur lequel il remet son ex-config’ et son pote Gérard se charge de le mettre en place. Mathias en profite pour remplacer le berceau avant et confie sa voiture à Rémy pour qu’il lui refasse une beauté avec une peinture neuve. Une fois prête, il s’inscrit à la sortie du club Ital Legends et remet les roues de la Williams sur le Castellet (Pour conjurer le mauvais sort ?!), fait une autre sortie en 2018 sur le circuit du Sambuc avant de décider de repasser la voiture en mode “route” ! La ligne d’échappement, l’habitacle, le moteur, les jantes, tout repasse d’origine. Mathias ne conserve que les modifs du châssis.

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Avant de laisser le clavier refroidir, il faut donc dire que la Williams est une teigne, elle saute de virage en virage avec hargne et agilité. Dans le trafic moderne, elle souffle un vent de folie devenu pétillant et rafraichissant. Si on fait abstraction de son gabarit réduit, ses lignes n’ont pas pris une ride. Au contraire, le charme opère toujours autant. Sur son passage, certaines têtes se dévissent, des trentenaires et quadra’ qui l’admirent passer, le sourire aux lèvres et le regard empli de nostalgie et d’envie.

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J’ai demandé à Mathias s’il serait prêt à s’en séparer… Sans même réfléchir, il répond non du tac au tac ! Surtout que sa Clio Williams a désormais un voisin, un coupé Mégane 2.0 16s qu’il est en train de préparer pour le circuit et me fait penser qu’on va se revoir…

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