Eh voilà le Hat Trick ! Après deux Corsa, v’là qu’Alain fait son retour sur DLEDMV. Toujours en Opel, sauf qu’un heureux évènement l’a contraint à passer au gabarit du dessus avec la Vectra. Mais ma parole, il va s’acheter une caravane ou quoi ?! Ne manque plus que Gilou et son accordéon et on aura la totale. A moins qu’avec un look de i500 et un V6… Ah, bon ! Voyons voir.

Opel Vectra V6 i500 replica... Papa pressé ! 1

Alain, c’est m’sieur Opel ! Si vous êtes un habitué de DLEDMV (parait qu’il y en a), vous devez sûrement vous rappeler de ses deux Corsa. La première était couleur café au lait, et transformée en teigneuse des routes grâce à un 2.0 l 16s de Kadett GSi 16v. Une fois vendue, il se défoulait sur une autre Corsa rouge a laquelle il faisait prendre du muscle avant de l’équiper d’un 1.8 l 8s dopé mais surtout, équipé d’une boite aussi courte qu’une mini jupe brésilienne. La petite Opel se retrouvait vidée et arceautée, avec un châssis au poil pour devenir une sorte de Peugeot 205 Rallye ou Citroën AX Sport mais signée du Blitz. Carrossier peintre de métier (chez Opel, forcément!), il terminait son œuvre en l’habillant d’un rouge aussi vif que tapageur !

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Une fois sa deuxième Corsa vendue, Alain allait devenir un peu plus discret, s’occupant d’un coupé Astra Bertone, puis d’une Vectra « de base ». Puis la vie change et évolue, une rencontre, on se pose, elle choisit le lave linge, nos deux tourtereaux roucoulent d’amour jusqu’au jour où Alain se retrouve devant un test de grossesse positif. Fou de joie, il se rend compte alors rapidement que devenir papa impose aussi… une voiture de papa ! Fini la rigolade, les échappements qui hurlent en crachant des flammes, le coffre condamné par une sono digne du dernier concert de U2 et les suspensions en mode ventouse à bitume, mais torture à fessier ! Place au monospace ou au Crossover mazouté gris ou noir, avec la radio calée sur Chérie FM… Sauf que quand on carbure à l’essence dans ses veines, c’est même pas la peine. Enfin, il doit rester dans le garage une vraie voiture voyez, un truc qui réveille le quartier quand vous la démarrez, même si l’un n’empêche pas l’autre, avec banquette et un coffre suffisamment généreux pour que la prunelle de vos yeux, le fruit de vos entrailles, puisse vous déposer une gerbe au bout de 400m (ah ça sent le vécu hein?!).Et pour Alain, le compromis idéal s’est vite transformé en Opel Vectra, mais pas n’importe laquelle, une V6 CDX de 99, une phase 2, l’engin que plus personne ne veut et qui par la même occasion s’échange presque pour le prix d’une paire de Nike ! Sauf que vous récupérez un 6 cylindres en V de 2,5 l, fort de 170 ch pour 1T400, capable de passer le 0 à 100 en moins de 9, les 400m en 16 et le kilomètre en 29,5 avant d’aller croiser à 230 sur l’autobahn. Le tout, dans le cuir, la clim auto, le toit ouvrant, et une sono à faire saigner les tympans. Grosso modo, c’est un choix plutôt intelligent pour qui veut allier plaisir et perfs sans se ruiner.

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Pour le reste ? Il y a les modifs… et ça Alain l’a compris depuis bien longtemps. D’autant plus qu’en bon fan du Blitz, il sait qu’en 95, quelques ingénieurs de chez Vauxhall allaient imaginer la Vectra ST3000, directement inspirée de celle qui courait en BTCC, remuée par le V6 3,0 l 24s de l’Omega, shooté à 266 ch, posée sur des suspensions Spax réglables, des freins AP Racing, un kit de GSi un peu plus musclé et un habitacle full cuir signé Recaro. Trois voitures vont être assemblées, mais obligeant un prix de vente bien trop élevé eu égard à la concurrence, Vauxhall ne donnera pas suite au projet… On ferme !

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En 97, les allemands vont avoir droit à une autre version signée Irmscher, le préparateur officiel de la maison Opel. Une sorte de GSi +. Prévue pour n’être qu’une série limitée de 500 exemplaires (i500… Irmscher 500 ex … c’est comme le port salut) elle va connaître un tel succès qu’elles seront finalement 1300 à tomber des chaînes, réparties entre le modèle de 97 (phase 1) et celui de 99 (phase 2… mais vous l’aviez deviné!). L’i500 reçoit un kit carrosserie, une suspension abaissée et raffermie, un freinage revu à la hausse, un jeu de BBS en 17’’ et voit son V6 de 2,5 l gagner 25 ch supplémentaires. On est loin de la ST3000 anglaise, mais c’était nettement plus cohérent et réaliste en terme de prix de vente.

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Ainsi, pour sa Vectra, Alain va s’inspirer… des deux sans pour autant chercher à réaliser un clone de l’une ou l’autre, mais plutôt la sienne. Et il a bien raison ! La berline 4 portes (au dessin bien plus équilibrée qu’un vulgaire hayon… enfin, ça n’engage que moi) reçoit un rajout de pare-chocs arrière de ST3000 tout comme celui de l’avant qui est complété d’une discrète lèvre inférieure empruntée à une Leon Cupra. Les bas de caisse signés Irmscher sont ceux de l’i500. La calandre est dessiglée, le capot est équipé de prises d’air d’Astra GSi, la lunette arrière surmontée d’une casquette pendant que le coffre se termine sur un aileron de type Ducktail réalisé par Alain. Le regard est affuté avec l’arrivée d’optiques à fond noir. Enfin la caisse est recouverte d’une robe bleue OPC aussi profonde que reluisante et les vitres sont maintenant plus sombres et équipées de déflecteurs.

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Dans l’habitacle, Alain a conservé la classe d’origine. Cuir noir, toit ouvrant, commande élec… A l’époque, la folie des gadgets électroniques, aussi lourds qu’inutiles, n’avait pas encore frappé la marque au Blitz. Allez, juste histoire de rappeler le level de l’extérieur, la coque de la console centrale est passée couleur caisse et la commande de boite se fait maintenant via un pommeau et un soufflet cuir venant d’une i500. N’en mettez pas plus, ce serait de trop.

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Niveau châssis, Alain a fait ce qu’on appelle un classico. Amortisseurs Koni avec ressorts courts Eibach histoire de rouler plus dur et plus bas de -40mm. Aux quatre coins, on retrouve un jeu de Japan Racing JR11 concave en 9 x 17’’ chaussées en Hankook de 215/40 . Esthétiquement, à part les stickers i500 et le logo Vauxhall qui vient brouiller les pistes, pas besoin d’en rajouter, ça claque vraiment la rétine.

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Moteur ! Sur lequel Alain n’a pas souhaité chercher des noises. Le V6 respire bien d’origine et rappelez vous que l’objectif principal était d’avoir un daily exploitable, familiale, sympa et différent sans pour autant se traîner. De toute façon, sur nos routes aujourd’hui, y’a largement de quoi perdre son permis même avec une 4L ! Allez, histoire de la laisser respirer et chanter un peu plus fort, il a reçu un décatalyseur et une ligne complète Inoxcar. Et elle devrait bientôt inspirer à travers un filtre Green installé dans la boite à air d’origine. En attendant, la voiture prend ses tours et s’énerve au fur et à mesure que l’aiguille s’approche de la zone rouge. Coupleux en bas, hargneux en haut, il surprend par son caractère et sa vivacité. Les combinés viennent corriger le défaut du châssis d’origine. Mieux maintenue et plus sèche, la berline ne se vautre plus pour devenir plus précise sans pour autant se transformer en bout de bois. D’ailleurs, on est agréablement lovés dans des sièges en cuir, la finition Opel n’a pas à rougir, c’est austère, mais clean et sérieux, avec un équipement suffisamment complet sans pour autant tomber dans l’ostentatoire modernité gavée de gadgets aussi stupides qu’inutiles.

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Vous savez quoi, quelque chose me dit qu’Alain et Cindy vont être des parents heureux et complètement gagas de la petite Joy qui risque de rapidement apprécier les voitures avec le papa qu’elle a. Une future lectrice de De l’essence dans mes veines ? On espère bien.

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© DLEDMV via Ti Ti & Alain