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Avec son coupé E9 3.0 CS, BMW a su sortir une voiture aussi bonne pour aller chasser le chrono que pour se la jouer premium pour les soirées de Mr l’ambassadeur. En gros, pour être comblé, il fallait avoir deux coupé E9 dans son garage. Un pour aller chercher le pain et un pour se défouler sur circuit. Ou alors une seule, capable de faire les deux… comme celle qui débarque sur DLEDMV.

Le coupé BMW E9 on le retrouve souvent dans la wish list des petrolheads. L’engin a su imposer son style sobre et classe aussi facilement que ce qu’il était capable de gagner sur les circuits le week end. Une véritable GT, bien née, sportive et qui allait booster l’image de BMW.

Bon, pour être clair, des BMW E9 sur DLEDMV, je vous en ai présenté de toutes les couleurs, de tous les moteurs, que ce soit des routières affutées ou des sportives énervées. Mais jusqu’à aujourd’hui aucune ne mélangeait vraiment les deux. Soit il s’agissait de routières propres sur elles avec des gaziers velus sous le capot, soit de monstre directement destinés aux circuits. Mais avec celle qui débarque, j’ai de quoi prendre les deux pour vous parler d’une sorte de best of car cette BMW E9 3.0 CS de 74 affiche le grand méchant look et lorsque vous levez le capot, le ramage est largement au niveau du plumage.

Allez, comme d’hab’, on va commencer par dehors. Si on reconnait sans forcer les lignes du coupé teuton, on remarque de suite que les muscles ont poussé sous sa robe Inka Orange. L’équipe de Tom Sawyer Motorsports a passé la belle en restomod avec un kit large Color Works By Duff comprenant les extensions d’ailes, une lèvre inférieure avant inspirée de celle d’Alpina et un aileron arrière de type Ducktail. Le coffre est percé pour recevoir le bouchon de remplissage du réservoir. Pour accentuer le look racing, les pare-chocs ont été virés.

Dans les ailes XXL, on retrouve (forcément…) des BBS en 17″ enveloppées de Continental ExtremeContact Sport de 235/45 et 275/40. Derrière, le freinage est plus mordant. L’avant est équipé de disques et étriers de M3 E36 alors qu’à l’arrière ils viennent d’une M5 E28. C’est pareil pour les trains roulants, les donneuses d’organes sont les mêmes et au même endroit. Les bras inférieurs sont réglables. Tout est renforcé et maintenu par des combinés réglables et des plaques de carrossage Ground Control.

Il fallait bien ça pour encaisser les charges du gazier, un S54B32, ou pour les novices, le 6 en ligne 3.2 l de la M3 E46. L’admission est passée en ITB avec trompettes grillagées, une ECU remappé, une pompe gros débit, un fausceau d’allumage Mil Spec, une ligne libérée du collecteur au silencieux full inox. De quoi passer la barre des 350 ch (la voiture n’a pas été passée au banc), qui filent aux roues arrière via la boite 5 ZF de M3 E36 associée à un DGL. Avec 1400 kg sur la balance, l’engin doit envoyer du bois et offrir un caractère de teigne !

Pourtant, dans l’habitacle, cette E9 dévergondée affiche un look relativement sobre. Bon, y’a quand même de quoi se douter que l’engin n’est pas là pour téter de la tisane ! Sièges baquets Scheel en vinyle et velours noir, placages en bois vernis assombris, pommeau Alpina, volant Momo Prototipo, ceintures rouges et une originale console centrale qui accueille les commutateurs des vitres élec et un bouton rouge qui permet de passer l’ECU en mode « Sport ».

Alors ce coupé E9, vous signez ? Chez Color Works By Duff on l’annonce en tant que restomod… avec une touche de racing. Chez DLEDMV, on pense qu’on est plus sur du outlaw ! Enfin, quel que soit son nom, ça claque la rétine et ça doit bien poutrer la nuque tout en donnant des sueurs froides. Donc nous, on signe !

© Marco Hernandez & GABMWFan via BaT