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Les caisses comme cette BMW 325i Touring, c’n’est que du camouflage. En fait c’est pour qu’on te foute la paix. Si, quand t’es marié et que les gamins débarquent, pour qu’on cesse de te chanter « ouais, maintenant faut que tu arrêtes avec tes bagnoles. Faut grandir un peu ! ». Alors tu prends un break… puis t’y colles un S54B32, le 6 en ligne de la M3 3.2 l…

C’est là que certains vont se lâcher en criant que finalement, chez Audi, on a été plus malin que chez BMW ! Oui… mais non. Car si en 95 le break RS2 a permis aux papas pressés de joindre l’utile à l’agréable, Volvo avait ouvert les hostilités l’année précédente avec sa brique 850 T5, qui est même allée se frotter aux berlines excitées du BTCC.

Mis à part qu’en 92, un autre break est venu tâter l’terrain pour voir si une sportive avec un grand coffre pouvait séduire les amateurs. Eh oui, c’est BMW qui a tenté le drop avec une E34 Touring passée à la sauce M5. Sauf que l’initiative est passée inaperçue et que les ventes ont été confidentielles avec seulement 891 BMW M5 Touring assemblées. A tel point que la marque à l’hélice a été tellement refroidie qu’il faudra attendre 2007 pour voir une version M faire son come back en touring (la M5 E61) alors que chez Audi et Mercos, sport rimait avec break depuis plus de 10 ans.

Maintenant, pour rattraper le coup, il y a le swap et le pompelup ! Car si BMW n’a pas osé y aller, certains amateurs, doués de la clé de douze, ne se gênent pas. Un break, un bloc, des trains roulants renforcés et beaucoup de talent pour assembler le tout… comme sur cette BMW 325i Touring de 88 d’origine anglaise qui s’la joue maintenant en mode M Power.

Le touring s’est retrouvé habillé d’un kit M Tech II comprenant deux bas de caisse et les pare-chocs avant et arrière, avant de se parer de blanc. La calandre est full black et une galerie Yakima est posée sur le toit. Jusqu’à là, c’est sobre… Dans les ailes, on retrouve maintenant des Rotiform LHR en 17″, chaussées de Falken Azenis AT615K. Le châssis a bien entendu été renforcé avant de recevoir des barres réglables UUC et des coilovers Ground Control entièrement réglables. Histoire de calmer les ardeurs, le freinage avant a été emprunté à une M3 E36 alors qu’à l’arrière, c’est une 325i E46 qui a servi de donneuse d’organes.

Fallait bien ça pour encaisser les charges du gazier qui a emménagé sous le capot, en l’occurence le S54B32, le 6 en ligne de la M3 E36 3.2 l avec son Vanos, ses 24 soupapes, ses 321 ch et ses 35 Nm de couple. Rentré au chausse pied sous une barre anti-rapprochement Racing Dynamics, il embarque avec lui un nouveau faisceau simplifié, une admission directe avec filtre conique, une ligne complète sur mesure en inox, un radiateur alu Mishimoto et bien sûr la boite 6 manuelle qui a nécessité sa dose de modifs pour pouvoir être adaptée.

Dans l’habitacle, le pilote et son passager posent leurs séants dans des baquets Recaro dont la sellerie noire et grise est également reprise sur la banquette arrière. Pour le reste, en dehors du volant M Tech II et du pommeau, tout a été conservé comme au jour de sa sortie d’usine. C’est soft, c’est propre et pour mener les gamins à l’école, ça fait le job… sachant qu’ils n’auront plus de raisons d’arriver en retard !

Autant dire qu’avec moins de 1300 kg sur la balance, cette 325i E30 Touring a maintenant le souffle nécessaire pour aller chasser et manger d’la moderne et du SUV. une fausse M… mais une vraie home Made !

© shftr8 via BaT