Toyota 2000 GT… Et en plus elle drifte ! 1


Vous pouvez être considéré comme le king du parking au volant de votre RX7. Déposer tout engin roulant une fois le cul posé sur le cuir de votre R35. Faire votre Bad Boy dans votre R32 RHD, ou vous la jouer rapide et furieux dans votre Supra MK4… Mais jamais vous n’aurez la classe de celui qui se promène en Toyota 2000GT !

Considérée comme la 1ère sportive japonaise, certain lui affuble même le titre de 1ère « Supercar » originaire du pays du soleil levant ! Cela, car elle inaugurait, pour un constructeur japonais, les 4 freins à disques, les 4 suspensions indépendantes, la direction à crémaillère… On ne va pas pousser le bouchon aussi loin hein ?! Toute exclusive soit elle, son 6 en ligne double arbres (nouveauté aussi pour un constructeur japonais) de 1998 cm3 développe 150 ch. Suffisant pour rendre le coupé nippon et ses 1120 kg sportif et performant. N’oublions pas que nous sommes en 67, et 150 ch, à l’époque, ça faisait de vous un prédateur de la route ! Ses concurrentes locales étaient moins puissantes, et il fallut attendre encore 2 ans pour voir arriver de quoi lui convoiter le titre, du moins sur l’archipel.

Drift en Toyota 2000 GT

Son design contribua aussi à forger sa légende. Toyota, alors novice en la matière, s’inspira que ce qu’il se faisait à l’époque, notamment des références européennes. Les ingénieurs ont donc fait l’acquisition d’une Lotus Elan, une Jaguar Type E, une Triumph TR2, une MGB et une Honda S800. A l’arrivée, ils ont conservés l’architecture du châssis de l’Elan, et celle mécanique de la Type E… Et on ne peut pas nier une esthétique ressemblant à celle de la Jaguar, alors qu’elle s’inspire et est une évolution de la petite Sport800.

Drift en Toyota 2000 GT sport800

Cela ne l’empêchera pas de faire parler d’elle au delà des frontière japonaises, apparaissant même dans  un des films de l’agent secret le plus connu de la planète, Sir « 007 » Bond, dans « On ne vit qui deux fois ». Pour l’occasion, elle perdra son toit pour devenir une élégante décapotable. En effet Sean Connery avait du mal à y glisser son gabarit imposant dans le coupé, et une fois qu’il y arrivait, il était impossible de filmer correctement. L’option de lui ôter le toit fut alors validée par Toyota, qui vit là un excellent coup de pub. Mais cela restera qu’une initiative isolée, puisque sur les 2 exemplaires construits pour les besoins du film, un seul a survécu et est soigneusement conservé au musée officiel Toyota.

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Aujourd’hui, la 2000 GT est une pièce très rare, et extrêmement recherchée par les collectionneurs, une reconnaissance qu’elle mérite amplement. 351 exemplaires ont vu le jour, dont seuls 115 furent exportées.

Drift en Toyota 2000 GTbeigearrière

Il n’en resterait que 200 à travers le monde, tous soigneusement gardés par leurs propriétaires … Cela n’empêche pas que, de temps en temps, l’une d’entre elle fasse parler d’elle, soit lors d’une vente aux enchères, ou bien comme cet exemplaire gris qui, aux mains de Nihon-Jin, se retrouve à se décrasser le train arrière ! Et il fait croire que la côte de l’engin n’empêche pas le cousin du Stig à voir ce qu’elle a dans les pistons ! Enfin, c’est tellement plus plaisant de les voir en action plutôt qu’endormie sur une épaisse moquette de musée !

© vidéo : 0817nsmryshr  – © photos : Toyota & RM Auctions


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