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Je surfais vaguement et distant sur les réseaux sociaux, à la recherche d’une éventuelle info à me mettre sous les doigts, jusqu’à ce que je tombe sur une photo de Rollow, une R5 GT Turbo Ph2, blanche comme un ange. Et m’est apparue alors que j’étais en pleine lutte avec un piquage de nez ! En une fraction de seconde, j’étais à nouveau bel et bien réveillé et prêt à dégainer pour savoir à qui appartenait cette merveille… et j’ai rapidement trouvé…

La R5 GT Turbo de Gonzague... En mode 200 ch ! 1

Gonzague est complètement piqué aux Renault Sport en général et à la GT Turbo en particulier ! Du coup, personne ici ne sera étonné si je vous dit que sa R5, elle est juste terrible, aussi bien dehors que dedans. Il l’a achetée il y a 10 ans. A l’époque, Gonzague voulait refaire un moteur de voiture… il avait l’habitude des 2 temps de motos, mais il n’avait encore jamais eu l’occasion de mettre les mains dans celui d’une caisse.


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Et ça tombe bien puisque le Cléon Fonte n’est pas foncièrement le plus compliqué du marché. Le bon gazier robuste développé par Renault à la fin des 50’s, présenté à Genève en 1962 où il équipait la Floride S et la R8. Chez Renault, ce fut en quelque sorte le moteur à tout faire puisque dérivé en plusieurs cylindrées (De 956 jusqu’à 1565 cm3) on le retrouvera quasiment sous les capots de tous les modèles badgés du losange ! Floride, Caravelle, A110, 4L, R5, R6, R8, R9, R10, R11, 12, 15, 18 Fuego, 21, 19, Express, Estafette, Trafic, Twingo, Clio et même sur les Dacia à partir de 71. Et l’histoire durera 42 ans pour plus de 27 millions de moteurs produits !

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Une fois passé entre les mains des ingénieurs de chez Renault Sport, en bénéficiant du savoir faire et de la technologie du 1500 Turbo des F1 qui courraient à la fin des 80’s, le petit Cléon, avec l’aide d’un gros escargot bien énervé qui lui soufflait dans l’admission, allait grimper à 200, 300, voir 360 ch sur les 5 Turbo Maxi Gr.B et même jusqu’à 400 ch sur la 5 Turbo Superproduction. Bon, celle de Gonzague est un peu plus calme quand même !

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Et justement, en parlant de la GT Turbo de Gonzague, en y étant, elle a reçu une restauration complète. La voiture a été entièrement refaite du châssis au toit ! L’aspect extérieur d’origine a été conservé, à part les jantes, des Speedline Corse en 16′ chaussées avec des , et la hauteur de caisse maintenant plus proche du bitume. D’ailleurs quand Gonzague a contacté Speedline pour ses jantes, au moment de valider la commande, ils lui ont donc demandé de quel véhicule il s’agissait. Comme ça arrive souvent, on lui a expliqué que ça ne pourrait pas se monter… Il a donc fallu que Gonzague s’engage à prendre ses responsabilités au cas où les jantes ne puissent pas se monter. Une fois réceptionnées, il les a posées et a aussitôt envoyé une photo à l’équipe de Speedline qui s’est empressée de la partager !

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Après l’épisode des roues, Gonzague a installé des combinés filetés pour maintenir la GT et une barre antirap’ sous le capot. Tant qu’on est à l’avant, le freinage a été revu à la hausse en recevant des étriers 4 pistons Brembo qui mordent des disques de 280 mm. Le Mastervac est celui d’une Clio 2 RS accompagné d’un maitre cylindre de Clio Williams. Ca tient et ça freine !

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Et il faut bien ça pour encaisser les charges du gazier refait avec quelques optimisations au passage. Le bas moteur est neuf, dans sa config’ d’origine. Le carter d’huile est cloisonné pour éviter le déjauger, la culasse retravaillée (Conduits et rapport volumétrique), l’arbre à cames est un Hemery et la rampe de culbuteurs à été baguée. Le collecteur est signé Inoxline, il reçoit un nouveau turbo Garrett avec turbine sur roulement à billes, gavé par un gros échangeur frontal qui essaye de se faire discret derrière le pare choc. Le carbu a été mis à la retraite. Gonzague a posé une nouveau collecteur d’admission pouvant recevoir 4 injecteurs. Enfin l’allumage et la gestion viennent d’une R21 2 l turbo… mais il envisage de poser un boitier 100% paramétrable.

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Dans l’habitacle, Gonzague se love dans de magnifiques baquets Recaro, cramponné à un volant 3 branches en cuir et alcantara. Un demi arceau vient renforcer le tout et rendre la banquette arrière inutilisable. Un jeu de manos permet de contrôler la santé du bouilleur.

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Alors c’est bien, mais l’essentiel dans tout ça ? Hé bien je vous le gardais pour la fin. La GT Turbo de Gonzague a sorti pas moins de 203 ch au banc pour un poids de 875 kg… Ca doit quand même bien chatouiller les cervicales et remuer les entrailles quand l’escargot se met à souffler dans l’bazar. De 3000 à 4000 trs, le turbo sonne la charge et le bloc prend 100 ch avant que la courbe commence à se lisser jusqu’au rupteur ! Une santé de fer…

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Quand on connait le caractère d’un GTT d’origine, on imagine que celui de Gonzague doit jouer au bad boy ! Une belle grosse claque dans la tronche… Aussi bien mise en valeur par les clichés de Rollow que je vous conseille de suivre. Tout comme Gonzague puisqu’il est l’administrateur du plus gros groupe Facebook français sur les 5 GT Turbo. Pas de doute, les deux carburent bien à l’essence !

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© Morgan Rollot Rollow Photography


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