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Le Range Rover Classic, c’est pas un SUV. C’est un hybride. Hein ?! Ouais, un hybride entre un Defender pour faire du franchissement, et une Jaguar XJ, le salon confortable. Mais il est plus 4×4 ou salon alors ? Eh ben, tout dépend où on place le curseur…

Alors j’vous vois déjà arriver en commentaires. Ceux qui s’arrêtent de lire à la première phrase, en croyant que le mec qui écrit n’y connaît rien. Bah ouais toto, y’a jamais eu d’hybride dans les 80’s, et encore moins chez Land Rover ! Mais c’est comme tout, avec un chouill’ de culture et de second degré, on arrive à comprendre.

Donc ouais, comme vous le contait Titi il y a quelques années, le papa des SUV c’est le Range. Sauf que vu la gueule de ce qui est sensé être des SPORT UTILITY Vehicles, on peut parfois se le demander. Prenez n’importe lequel de ces bousins engins sur roues aujourd’hui, je vois pas ce qu’ils ont de sportif, ou d’utile… Mais c’est un autre débat !

Le Range lui, il savait se conduire avec des gants, dans ton fauteuil et ton confort de Jaguar, mais avec de la boue qui arrivait au niveau du capot. Et il faisait ça sans broncher ! C’était le parfait hybride entre deux mondes. Mais bon, quand on parle de curseur, on était plus sur un délire qui permettait au Lord d’aller pépouze à la chasse le dimanche que du bordel qui avalait des kilomètres à l’aise.

Parce qu’avec ses quasiment 2 tonnes et ses V8 coupleux mais c’est tout, ‘fallait pas que le bois soit trop loin si vous voyez c’que j’veux dire ! Alors on a bien des préparateurs qui ont tenté de lui donner des ailes à base de V8 US, mais le rendu ressemblait à un cinquantenaire qui tente de se la jouer djeun’s question look. C’est cool, mais ça lui va pas comme un gant. Un histoire de curseur que j’vous dis !

Tout ça nous amène a la bestiole qui se présente sous vos yeux. Pour le coup, on a pas déplacé le curseur d’un côté où de l’autre non… On a pris tout le bordel et on l’à emmené level 1000 ! Parce que ça ressemble à un vrai putain de 4×4, avec un vrai putain de moulin d’une vraie putain de grande routière ! Oubliez le V8, on passe direct au V12 !

Eh ouais, ce Range Rover de 1991 passe par la case greffe, et c’est un V12 5.0L M70 issu d’une BMW série 7 E32 qui prend place sous le capot. Avec 300 ch et 450 Nm de couple, l’affaire devient et plus coupleuse, et plus puissante. On commence donc à avoir un engin à tout faire, capable aussi bien de cruiser sur l’autobahn que de plonger dans un bourbier !

Tout le monde transite à travers une boîte auto 4 rapports ZF 4HP22 (qui était montée et sur BMW E32 mais L6 M30 et aussi sur Range) et passe par une boîte de transfert de Defender D90 à blocage LT230. Un set d’amortos et ressorts Old Man Emu prend place et le tout repose sur 4 jantes en 17 équipées de pneus tout-terrain Yokohama Geolandar. Ça commence à bien causer tout ça !

Dehors on retrouve une peinture bleu métal ainsi qu’un bon pare-buffle des familles. Associé à des longues portées qui vont bien, on a vraiment envie d’aller faire un tour avec ! Dedans tout devient luxe et volupté, avec deux sièges Recaro en cuir crème (comment pouvait-il en être autrement ??), quelques touches de bois qui réhaussent encore le côté salon anglais, un volant bois et un système multimédia à faire pâlir une Tesla. Seules les 3 jauges sous la console centrale traduisent que quelque chose se trame côté mécanique.

Franchement, c’est vraiment l’accord parfait. Je me vois bien prendre le volant du Range pour aller faire le con dans les bois, mais le cul dans le luxe et avec le ronron du V12. Alliance improbable, mais qui a tellement de sens. On aurait pu rêver d’un setup de ce style à l’époque, dommage que le constructeur n’y ai pas pensé.

Surtout que bon, le petit frère P38 est arrivé au moment où BMW était propriétaire de la marque… Z’auraient pas pu y foutre un V12 d’origine ?! Tiens, une idée à la con de plus à mettre sur la liste de ce que je ferais quand j’aurais les thunes !

© Bringatrailer