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En 1952, Donald Healey a assemblé le premier proto d’un roadster biplace dans ses ateliers afin d’aller le présenter au salon automobile d’Earls Court à Londres. C’est là qu’il va rencontrer Leonard Lord, le patron d’Austin. Le premier a l’idée, le second les moyens et le réseau de distribution. Il n’en faut pas plus pour que l’Austin Healey voit le jour. 70 ans plus tard, Caton décide de lui rendre hommage…

L’Austin Healey 100 a connu une courte carrière de 6 années… équipée d’abord d’un 4 cylindres, elle adoptera aussi un 6 en ligne qui lui apportera plus de puissance, mais aussi plus de poids sur le train avant. Quand la première reste plus agile, la seconde passe en force. Deux écoles, deux caractères. En 59, elle va évoluer et surtout, s’éloigner de l’esprit originel en recevant un V8 sur son train avant. Mais tout cela est une autre histoire que j’ai déjà du vous raconter.

Son premier proto, Donald Healey l’a assemblé dans son usine de Warwick… et tout est parti de là. Puisqu’à dix miles au nord, vous trouverez la ville de Coventry, haut lieu de Jaguar, mais aussi de Caton, un nouveau venu, un artisan qui essaye de combiner luxe et ingénierie et qui, en guise de carte de visite, a décidé de montrer tout son savoir faire en imaginant une réincarnation du célèbre roadster anglais, l’Austin Healey 100.

Chaque voiture est désossée pour être reconstruite… chez Caton, on dit purifiée (ça va plaire aux puristes ça !). Tout est bien entendu réimaginer, le châssis, le dessin, les matériaux, le moteur, l’habitacle. Rien n’ai laissé au hasard. Le style est là, pourtant tout est fluide, lisse, de la calandre monobloc aux feux arrière, en passant par les phares lenticulaires, les prises d’air latérales ou le galbe des ailes. Débarrassée de tout superflu et de ses pare-choc, habillée d’un profond Green British Racing, la Healey by Caton est aussi séduisante que simple. Pour info, chaque caisse est scannée en 3D afin de pouvoir assembler chaque élément avec un tolérance de 0,2 mm… ça vous donne une idée de l’obsession de perfection de Caton. Le dessin du pare brise finira de vous convaincre que les gars de chez Caton sont allés loin dans leur délire !

Et c’est la même dans l’habitacle. Deux baquets, un volant, des compteurs, un levier de vitesses et un petit rétro posé sur le tableau de bord. Basta ! par contre, c’est tendu de cuir, de bois ou de chrome. La planche de bord s’intègre à la caisse et reprend la teinte de la carrosserie, tout comme la moquette épaisse qui recouvre le sol. Le tout pour une finition digne de l’orfèvrerie.

Même pour ce qui ne se voit pas, Caton a gardé le même critère de perfection… aidé par l’équipe de JME Healeys. L’avant passe en double triangulation avec suspension réglable pendant qu’à l’arrière, les ressorts à lames sont maintenant accompagnés d’amortos et bras de levier. Tout est renforcé et la direction modernisée et plus directe se passe d’assistance. Quatre freins à disques avec étriers 4 pistons se chargent de calmer les ardeurs… et les ailes sont parfaitement remplies par des jantes à rayons Borrani de 15″ chaussées en Michelin XWX de 175/70 aussi bien devant que derrière.

Sous le capot, on retrouve le bloc de l’Austin Healey… sauf qu’il a été entièrement reconstruit à neuf. Il passe de 2.7 l à 3.0 l, reçoit un nouveau vilebrequin, des pistons forgés, des arbres à cames, est gavé par deux carus Twin H8 avant d’expirer à travers une ligne racing en inox qui sort en side pipe. Ce sont maintenant 185 ch qui filent aux roues arrière via une boite 5 manuelle avec arbre renforcé, volant moteur allégé et différentiel autobloqu’.

L’offre de Caton est simple. Soit vous avez une Austin Healey 100 dans votre garage et vous voulez lui offrir une réincarnation… soit vous signez un bon de commande et Caton se chargera de vous la livrer clé en main. Dans les deux cas, prévoyez le budget qui pique ! D’autant plus qu’il y en aura que 25… avant que Caton se charge d’une autre icône anglaise. Allez, on va suivre ça… faites vos jeux !

© Caton