Renault 12… Voiture basique, totalement impersonnelle, qui a sévit sur les routes de 1969 jusqu’en 1980 (Voire 99 en Turquie, à croire qu’ils n’ont pas eu de bol !). Pourtant, Renault en a écoulé plus de 4 millions d’exemplaires… tout de même ! Et bien entendu, elle a eu droit à ses versions sportives. Dont une rare version Alpine ! Explications…

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La R12, c’est l’archétype de ces berlines des années 60. Des best sellers que le succès a rendu invisibles. Faut dire aussi qu’à l’époque, leur but était simple, aller d point A au point B. Le physique, le design, l’équipement… à l’époque on s’en branlait de tout ça. Les bagnoles étaient fiables, robustes, simples, habitables, confortables, et ça suffisait largement pour que ça se vende. 


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Il n’empêche qu’on commençait déjà à causer marketing et image. Et pour ça, on misait sur le sport. Et pour Renault, la R12 qui venait remplacer la R8, devait relever un sacré défit ! La 8 avait fait tourner les usines à plein régime et s’était même forgée un sérieuse réputation une fois habillée en bleu avec 2 bandes blanches. 

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Du coup, la R12 va elle aussi avoir droit à sa version Gordini pour devenir la star de la Coupe Gordini de 71 à 74. Pour cela, elle recevait le 1565cm3 de la R16 TS, gavé par 2 double corps Weber pour sortir 113 ch à 6250 trs. Accompagné d’une boite 5, le châssis et le freinage étaient renforcés, ses 980 kg faisaient le reste (Rendez vous compte, même une Up! GTi est plus lourde !). 

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La R12 eu donc une carrière plus que réussie, avec plus de 4 millions d’exemplaires vendus à travers le monde. Surtout en Amérique du sud ! En effet, la R12 y était assemblée en Colombie, au Mexique et en Argentine, où elle rencontra un succès commercial jusqu’en novembre 94 !

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Mis à part qu’en Amérique du sud, Gordini, on ne connaissait pas. Non, là bas, la sportive associée au losange, c’était l’Alpine. Du coup, l’usine argentine, préféra assembler des R12 Alpine, développées en interne. Un bossage en fibre était posé sur le capot, pendant qu’en dessous, on y mettait le 1397cm3 de la petite 5 Alpine. Les suspat’ étaient plus fermes, l’habitacle recevait quelques touches plus sport, et la caisse était recouverte en noir avec des bandes or. Plus tard, elle sera également proposée en bleu avec bandes grises ainsi qu’en rouge avec bandes blanches. 

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Il n’empêche qu’avec 103 ch pour 950 kg, elle pouvait rivaliser avec une Gordini en ligne droite. Une fois la route sinueuse, un développement plus léger lui faisait jeter l’éponge là où l’européenne continuait de lever le rythme. Mais elle n’était pas ridicule pour autant, et fut même plébiscitée par de nombreux pilotes sud-américains. 

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La régie n’a pas tenu bon de porter  la moindre attention à cette version. Elle n’est donc restée qu’un modèle rattaché à une production locale, rien de plus… Il aura fallu attendre 40 ans pour qu’elle fasse parler d’elle et qu’elle revendique un réel intérêt. Surtout que Renault Argentine n’en a assemblé que 493 exemplaires entre 77 et 80, non pas par manque de demande, mais les pièces spécifiques importées revenaient chères et la voiture était affichée à un prix élevé. 

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Aujourd’hui, elle est devenue LA pièce de choix pour tout collectionneur averti… il faut juste aller la chercher en Argentine, en trouver une, et la ramener…! Pas compliqué ! Vous attendez quoi ?!

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