Maserati Granturismo S – Le chant des sirènes !



La Maserati GranTurismo vient de fêter ses 10 ans… et elle ne les faits pas ! Malgré son âge, elle reste surement l’une des plus belles GT du marché actuel. Et justement, quand on voit le level des suceuses de bitume modernes, où en est notre “mamie” italienne face à toutes ces jeunes pleines de vigueur ? Du coup on est allé faire un tour avec… Un moment de sport mais surtout, de musique !

Maserati est surement la marque sportive italienne la plus ambiguë ! Depuis qu’elle a été confiée à Ferrari, on s’est dit qu’elle pouvait enfin voir l’avenir avec sérénité… Puis finalement, sa force est devenue son plus gros défaut. En effet, c’est difficile de se faire une place et de revendiquer un statut sportif quand on appartient à LA marque sportive italienne qui ne supporte pas la concurrence… Du coup, pendant que Ferrari fait évoluer ses sportives, Maserati attend. Et ce n’est pas la Ghibli ou le récent Levante qui viennent changer la donne. 

En 97, Fiat confie les rênes de Maserati à Ferrari dans le but de lui redorer le trident mais aussi de la rendre à nouveau rentable. Le renouveau de la marque va donc arriver en 99 avec la 3200 GT, même si le moteur est encore issu des anciennes générations. Il faudra attendre 2002 pour voir débarquer la 4200, qui va troquer ses feux boomerang contre le V8 de la F430… et par la même occasion, entrer sur le marché américain. Oui, y’a du business derrière tout ça ! Cela n’empêche pas l’italienne de proposer un ADN envoutant et véritablement sportif, qui va réussir à tenir jusqu’en 2007.

Mais voilà, il s’est produit une petite révolution entre temps. En 2004 Maserati commercialise la MC12. L’hypercar est directement dérivée de l’Enzo sortie 2 ans auparavant, mis à part que quand la Ferrari se réserve à la route, la Maserati se paye un coup de marketing et va chercher son homologation pour aller montrer son potentiel en GT FIA après 37 ans d’absence en compétition auto. La MC12 est plus large, plus longue, plus haute, plus lourde, un peu moins puissante, moins rapide et moins performante que l’Enzo. Pour Ferrari les choses sont simples, l’Enzo doit rester la plus rapide sur la route, mais la MC12 doit l’être sur circuit.

Cependant, comme la MC12 a été étudiée pour la course, elle possède plus d’appuis, et si la Ferrari est plus rapide en perf pure, en efficacité, la MC12 la laisse derrière ! Et pour en rajouter une couche, une fois en tenue de guerre, elle pulvérise ses rivales et s’offre 5 titres en FIA GT ainsi que les 24h de Spa. Plus rare, plus chère, plus extrême et surtout, auréolée de titres, elle rappelle ces monstrueuses GT1 routières des 90’s, et officieusement, l’élève MC12 a dépassé la maitresse Enzo, et ça, chez Ferrari, on aime pas !

Est-ce pour cette raison, mais depuis, la gamme Maserati doit absolument rester un cran en dessous de Ferrari… ou du moins éviter de venir perturber l’ascension de sa Majesté ! Et pour cela, son positionnement est désormais différent des missiles de Maranello. Pendant que le cheval cabré propose des supersportives affutées comme des scalpels pour aller jouer face aux Lamborghini et McLaren, les Maserati restent dans la catégorie des GT, des berlines sportives et maintenant des SUV musclés pour aller rivaliser avec Porsche, BMW ou Jaguar.

Du coup, quand la GranTurismo est venue prendre la place de la 4200 en 2007, on s’est bien rendu compte que la sportivité et l’agilité avaient laissé leur place au luxe d’une GT plus adaptée aux promenades rapides sur la Riviera plutôt qu’au time attack en mode déchainé. Large, longue, massive, la GT italienne affiche une stature imposante et un dessin  qui ne renie pas ses origines italiennes… Signé Pininfarina, la GranTurismo est juste latine et séduisante. Sa calandre béante et son regard affuté la rendent intimidante, mais ses courbes féminines réussissent à gommer son gabarit avec un avant aiguisé qui contraste avec des hanches prononcées et sexies. Surtout dans sa robe blanche et chaussée en 20′ noir ! 

Une fois dans l’habitacle, le charme continue avec le pédalier alu, la sellerie bicolore, le petit volant avec palettes de commande de boite, et cette éternelle horloge qui trône au centre du tableau de bord depuis la Biturbo, et même si certains détails flattent moins l’oeil, l’ambiance est là. 

Sous le long capot, le V8 est celui de la Ferrari 360 Modena, qu’on retrouvait déjà sur la 4200 et la Quattroporte. Il est passé de 4.2l à 4.7l pour le plus grand bonheur de… l’Alfa 8C ! Mis à part que sur la GranTurismo S a perdu 10 ch dans la greffe… Surement encore une histoire de hiérarchie marketing ! M’enfin, avec plus de 1800 kg sur la balance, ce ne sont pas 10 ch de plus ou de moins qui vont la transformer en ballerine, même si Maserati s’en sort honorablement, on sent que la masse est maitrisée, mais elle st bien là. Ca va vite, ca pousse fort (0 à 100 en moins de 5, le 400 da en 13′ et 295 en pointe), mais vous n’irez pas chercher les meilleures de la catégories sur une départementale. Elle ne sera pas ridicule, mais ce n’est définitivement pas son terrain de jeu favori ! Enfin, quoiqu’il en soit, la GranTurismo S n’est pas là pour ça… Elle est là pour flatter l’oeil, pour vous charmer, vous proposer une ambiance et pouvoir enchainer les kilomètres avec femme et enfants, dans un rythme soutenu.

Mais surtout… elle chante ! A tel point que vous pouvez perdre la maitrise de votre pied droit. On n’attend que cela, de pouvoir tomber les rapports pour faire monter l’aiguille du compte-tours, les vitres grandes ouvertes. Un tunnel pointe à l’horizon, et bim, on en tombe 2 ou 3, on ouvre ne grand, et on tutoie le Nirvana ! Et finalement, les chronos, les chiffres, le poids, tout devient secondaire une fois que la GranTursimo S vous a envouté avec ses vocalises ! Et vous n’y échapperez pas… rien ne pourra vous aider, sauf si vous êtes sourd !

En fait la question avec la Maserati GranTurismo S, c’est de savoir si on peut s’en lasser ? Tous ses défauts s’évanouissent devant ses hurlements métalliques qui s’échappent de l’échappement… Mais au bout de 6 mois, 1 an ? Est ce que ses défauts reprennent le dessus ? Est-ce qu’une ligne Akrapovic viendrait alors… j’en frissonne rien que d’y penser ! A mon avis, il faut essayer, pas 10 minutes, pas 1 heure, mais au quotidien ! Et ça tombe bien puisqu’elle est à vendre chez Car and Bike, un professionnel spécialisé dans ce genre d’engin depuis plus de 15 ans ! Contactez les de notre part… je suis presque sûr qu’il pourrait même vous proposer la ligne Akra’ qui va avec !

© DLEDMV via Char Ly  & Car And Bike


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