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Septembre 2020, Maserati présente sa nouvelle supercar, la MC20. MC pour Maserati Corse, référence directe à la MC12. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, la MC20 prépare le retour de la marque au trident en compet’. Présentations.

Une supercar chez Maserati ?! Quelle mouche les pique ? Oui les gars, malgré leur vocalises à faire peur à l’importe quelle Lambo ou Porsche, les Maserati, depuis les années 90, étaient surtout des GT. La marque faisait concurrence directe à Aston Martin où elle laissait s’exprimer le Grand Tourisme à l’italienne.

Et force est de constater quand on regardait le catalogue Maserati à la fin des années 2010, c’était… Léger ! On avait la Quattroporte pour ceux qui aiment l’autobahn, l’antédiluvienne Gran Turismo qui assurait la fonction de coupé GT qui te sodomise les oreilles, ainsi que les Ghibli et Levante, qui assuraient le gros des ventes. Supercars ? Nib. Que dalle.

Faut dire que ça faisait un sacré paquet de temps qu’on avait pas vu une Maserati à moteur central arrière, une pistarde pure et dure ! Depuis la MC12 qui était ni plus ni moins qu’une caisse de GT FIA avec une plaque (et aussi un châssis de Ferrari Enzo dont la carrosserie à été travaillée spécifiquement pour ce modèle), les affictionnados attendaient de pied ferme le retour du trident sur le segment.

Bon, on cause, on cause, mais cette caisse c’est quoi exactement ? Ca sonne pas comme le 4.7L de la GranTurismo ça, c’est certain. Non, sous le capot de cette MC20, Maserati a inauguré son nouveau moteur. Le 3.0L bi-turbo qui répond au doux petit nom de Nettuno, sort la bagatelle de 630 ch et 730 Nm de couple. Oui, des performances qui s’annoncent stratosphériques, d’autant que Nettuno en italien ça veut dire Neptune, bien au-delà de la stratosphère donc… Ou juste parce que Neptune c’est le nom romain de Poséidon, dieu de la mer, et que son arme est un trident. A vous de voir !

Ce bloc reprend des technologies de la compét’, notamment celles de l’allumage avec des bougies à pré-chambre active mais aussi un carter sec (qui permet d’éviter de déjauger quand on lui met sa race). Un joli petit bout de technologie, accouplé à une boîte Tremec à double embrayage 8 rapports. Le tout envoie la patate aux roues arrières, c’est plus fun !

Malgré l’appellation MC, elle reste une supercar typée GT. Ses concurrentes ? McLaren 575, Porsche 911 Turbo S, Ferrari SF90. Performante, efficace mais jamais piégeuse si on ne la force pas, la MC20 semble terriblement équilibrée. Plus à l’aise en cols que sur circuit, elle ne semble demander que de la route de montagne à un rythme soutenu. De quoi évacuer les fluides de votre passagère en moins de 2 ! Putain c’est con, ça tâche le cuir…

La coque en fibre de carbone est réalisée en partenariat avec Dallara et permet à l’ensemble de la berlinette de ne peser que 1475 kg. Le design est juste… Oufissime ! Difficile de trouver les mots justes et techniques pour le décrire. Une vraie Maserati, avec juste ce qu’il faut d’agressivité et de classe. Cette caisse est belle, radicale, elle donne envie de s’installer derrière le volant envoyer sévère, les jantes en 20 et les 4 freins en carbone céramiques aidant à rendre le tout efficace.

Dedans on est au niveau du dehors. Classe, sobre, noble et sans fioritures. On mêle cuir, alcantara, écrans, le tout dans une ambiance typée racing. J’sais pas vous, mais on est quand même très proches d’une McLaren GT dans l’approche. Encore plus aujourd’hui avec la sortie de l’Artura, le côté hybride en moins… Quoique. Une déclinaison full électrique de la MC20 doit arriver sous peu. Le choix entre thermique et l’électrique, est-ce que ce serait pas le juste équilibre ?! Quoi qu’il en soit, Maserati signe ici une putain d’œuvre d’art, et montre son ambition de revenir en force parmi les supercars. Nous, on adore, et on a hâte de voir la suite… Tant que ça sent toujours (un peu) l’essence !

© Bringatrailer