Aujourd’hui on vous parle d’Anthony et de sa De Lorean. Plus de 10 ans que leur histoire a démarré, et c’est un véritable amoureux de cette bagnole qu’on accueille aujourd’hui. Convecteur temporel… Temporisé et… Gaz !

La Delorean DMC 12 de 1981 d'Anthony - Back to the source ! 1

Après avoir accueilli ici la Delorean V8 de drift d’Alexandre Claudin, vient le temps de s’intéresser à la petite perle qui l’accompagnait, celle d’Anthony. Ces deux là ont vraiment une histoire qu’on souhaitait partager avec vous, donc calez vous confortablement, et profitez !

La Delorean DMC 12 de 1981 d'Anthony - Back to the source ! 2


C’est en 1992 qu’Anthony découvre la Delorean. Il a 9 ans, et comme la plupart d’entre nous, il flashe dessus devant Retour Vers le Futur. Comme pas mal de monde aussi, il se dit que la voiture n’existe que pour le film car il n’en avait jamais croisée avant. Avec l’arrivée d’internet et la facilitation des recherches, il découvre que la voiture existe en série et produite à plusieurs milliers d’exemplaires. Se renseignant sur l’histoire et les caractéristiques de la Delorean, il fait par la même occasion la connaissance d’autres passionnés, c’est le début du virus !


La Delorean DMC 12 de 1981 d'Anthony - Back to the source ! 3

En 2007, il a enfin l’occasion d’en découvrir une en vrai, grâce à son propriétaire qui lui permet de vraiment avoir ce premier contact que tout passionné attend face à la caisse de ses rêves. C’est décidé, il en aura une, et il ne patientera pas beaucoup plus longtemps car en 2008, il fait l’acquisition de SA Delorean !


La Delorean DMC 12 de 1981 d'Anthony - Back to the source ! 4

C’est donc un modèle d’octobre 1981 faisant partie des “phase 1” reconnaissables à leur trappe sur le capot (la production s’étalant de 1981 à 1983, la différence notable entre les millésimes se situe au niveau du capot qui est différent, notamment la trappe côté conducteur) avec boîte 5 manuelle et intérieur gris. Sous le capot (arrière cette fois) on retrouve le V6 PRV en version 2.8 l qui sort 130 ch et 216 Nm de couple. Pas de la folie, mais avec moins d’1.3 T sur la balance, l’affaire enregistre le 0 à 100 en 8.8 secondes et croise autour des 200 km/h.

La Delorean DMC 12 de 1981 d'Anthony - Back to the source ! 5

Aujourd’hui c’est presque risible quand le moindre TDi fait mieux, mais au début des 80’s, c’était déjà assez sympa ! Lorsqu’il achète la voiture, Anthony sait qu’elle est dans un état moyen qui va nécessiter pas mal de travaux. Après avoir quasiment démonté l’entièreté de sa Delorean, notre petrolhead priorise ses travaux et dresse une énorme liste de pièces à changer. Parmi elles, toutes les pièces d’usures, mais aussi un moteur neuf, des amortisseurs plus courts, et une ligne inox.

La Delorean DMC 12 de 1981 d'Anthony - Back to the source ! 6

Ces légères modifications donnent tout le caractère unique de la Delorean d’Anthony. Quand la majorité d’entre-elles ont le nez très relevé d’origine, celle-ci est plus basse et présente donc une ligne plus agréable à l’œil. Quant à la ligne inox, en plus de faire mieux respirer et chanter le V6, elle présente aussi des sorties d’échappement plus grosses, qui vont aussi mieux asseoir le côté sportif de la voiture. Comme un tableau de maître modifié par petites touches, Anthony a su rendre sa Delo unique de manière très subtile.

La Delorean DMC 12 de 1981 d'Anthony - Back to the source ! 7

Tout le châssis conçu par Colin Chapman (Lotus) et qu’on peut retrouver sous la Lotus Esprit a aussi été sablé, galvanisé, et traité grâce à une peinture époxy. Histoire de préserver ce point faible de la bagnole pour un bon bout de temps ! Le travail effectué est absolument saisissant, car la caisse d’Anthony semble vraiment sortir d’usine. En voir c’est déjà rare, mais dans cet état ça l’est encore plus !

La Delorean DMC 12 de 1981 d'Anthony - Back to the source ! 8

Et on peut dire qu’elle à voyagé en plus ! Pas dans le temps, mais autour du monde. Construite en Irlande du Nord, elle est livrée à son premier propriétaire du côté de Hawaï avant de partir pour la France. Après un périple de plus de 1100 km, Anthony la ramène sur le site de l’ancienne usine en 2011 lors d’un rassemblement de 78 Delorean du monde entier. Un beau moment de partage avec les personnes venues avec ou sans leur voiture, mais surtout l’occasion de rouler dans l’usine et sur la piste d’essais où elle a été construite ! 30 ans après, il a bouclé la boucle… Merde ça va presque me faire chialer l’histoire !

La Delorean DMC 12 de 1981 d'Anthony - Back to the source ! 9

Bref, reprenons ! Aujourd’hui Anthony profite de sa Delorean qui se trouve dans un sacré bel état tant au niveau de la mécanique que de la carrosserie. Reste que l’intérieur en projet de rafraichissement car il est dans son jus, et une fois fini, Anthony sera allé au bout de son projet. Il tient d’ailleurs a remercier Thibaut Luquet, Lisa Di Marco, Dominique Flandin, Gilbert et Marie-José Mauti, Vincent Barnoud, Michel Roa et son fiston Bastien Carry pour leur aide et leur soutien sans faille durant ce projet.

La Delorean DMC 12 de 1981 d'Anthony - Back to the source ! 10

Et nous on tient a remercier Anthony pour son temps et le partage de sa passion pour les Delorean, car il est vraiment piqué à l’inox, donc ça mérite un hommage ! Un énorme big-up à notre Jérémie Arnaud national, qui, non content de nous shooter ces caisses à la perfection, nous a, avec son compère Molloch, permis de réunir les Delos d’Anthony et d’Alex pour ce shooting ! Nous on vous laisse là non de Zeus, car là où on va, on a pas, de route !

La Delorean DMC 12 de 1981 d'Anthony - Back to the source ! 11

© JJR pour DLEDMV