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Attention, espèce en voie de disparition. Je ne parle pas de la Lamborghini Aventador, mais plutôt de son V12 atmo qui pousse et hurle comme un forcené derrière le dos du pilote. Un jour, c’est malheureusement un moteur alimenté par du lithium qui prendra place dans la supercar italienne au nom de taureau. Alors pendant le temps qu’il nous reste, profitons en…

D’autant plus que celle qui va vous fracasser la rétine n’a rien de la banale Aventador d’entrée de gamme… dont on se contenterait déjà bien largement. Nan, le missile qui débarque est une des 600 LP750-4 SV. Un nom de code barbare pour un missile sol-sol capable de poutrer 98% des engins qu’ils croisera sur la route. LP, c’est pour la position du V12… Longitudinale Posteriore, ou en position longitudinale arrière (ouais c’était facile !). 750 c’est la puissance. 4 c’est pour la transmission intégrale et le SV, il signifie que vous n’êtes pas devant l’Aventador de Mr Toutlemonde.

Chez Lambo, SV ça veut dire SuperVeloce… et il faut avouer que ça claque mieux que SuperRapide ! C’est une institution depuis la Miura puisque presque chaque Lambo y a droit, comme la Diablo et la Murcielago. Il n’empêche que pour rendre notre taureau énervé encore plus énervé, les ingénieurs lui ont enlevé 50 kg et rajouté 50 ch. Du coup, le V12 6.5 l est capable d’accrocher les 8400 trs pour envoyer 750 bourrins et 690 Nm de couple aux quatre roues.

Avec du carbone de partout, le poids réussit à tomber à 1525 kg. En gros ça veut dire que la SV est capable de shooter le 0 à 100 en seulement 2,8 secondes avant de bouffer le 400 m en 10,5 et le kilomètre en 19,1… à c’niveau là, l’abonnement chez l’osthéo est obligatoire ! Et au cas où vous seriez en retard à un rencard, vous pouvez essayer de rattraper le temps en filant à 355 km/h… en tout cas, elle en est capable.

Au delà de son image de caisse de footballeurs, et même si aurez plus de chance de la croiser sur le parking du casino de Monaco, sachez qu’elle a été développée pour aller chauffer l’asphalte des circuits. En effet, le carbone, si c’est bien pour le poids, ça l’est tout autant pour la rigidité. D’autant plus que pour mériter le logo SV, l’aéro a été revue pour augmenter l’appui de 170%. Malgré son gabarit, l’italienne a bouclé la Nordschleife en 6 min 59 s 73… comprenez par là qu’on rentre dans le club fermé des moins de 7 minutes, aux côtés de la Porsche 918, et 911 GT3 et GT2 RS.

Pour ne rien gâcher, celle qui défile sous vos yeux, commandée neuve par un client de Montréal, est blindée d’options… notamment une robe SE30 Viola réalisée sur commande spéciale. De quoi trancher avec les jantes blanches forgées Dianthus en 20″ et 21″, chaussées de Pirelli P Zero Corsa de 255/30 et 355/25.

Dans le cockpit, on retrouve une sellerie cuir Nero Cosmus et Alcantara, une sono Sensonum… même si pour les vocalises, le V12, libéré par un ligne sport montée par le concessionnaire québécois, doit largement suffire à exciter les tympans.

Les fans vont vite penser qu’avec l’Aventador SV, Lamborghini propose celle qui sera l’élite de la famille… mais trois ans plus tard, elle monte encore le level d’un cran en présentant la SVJ. Plus bestiale, plus puissante, plus radicale, plus rapide et plus efficace, elle réussit à pousser les limites de la supercar (hypercar ?!). Mais ceci est une autre histoire…

© Reserve416 via BaT

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