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Vous voulez un sleeper ? Alors en v’là un qui va vous dézinguer ! Ce Ford F250 il a reçu l’option Camper Special, de quoi le transformer en camping car. Mais voilà, en 75, son proprio en avait marre de se trainer la b*te sur la route… et plutôt que d’y greffer une sorte de coquille d’escargot, il a préféré passer son truck en V8 Cobra Jet…

Du Ford F, on en a déjà croisé. Du F100 Custom ou le célèbre F150 SVT Lightning. Bon avec le F250 on change quand même de level. Si les F100 et F150 avaient réussi à s’la jouer populaire et décalés, le F250 c’est quand même l’utilitaire qui tape dans l’dur ! Le bon gros truck ricain par excellence… surtout quand on parle de ce modèle de 73, la cinquième génération, sur lequel il est quand même vachement difficile d’y trouver du sex appeal.

Le F250 c’était donc l’allié idéal pour les bucherons, les cowboys et… les campeurs ! En effet, Ford proposait l’option Camper Special qui voyait son truck équipé d’un refroidissement revu à la hausse, d’un alternateur renforcé et d’un pré câblage pour y installer une cellule sur la benne.

A l’opposé du F250, on retrouve le V8 Cobra Jet. Un 429 ci (7.0 l) qu’on retrouvait sous le capot de la Mustang Shelby GT500 KR, mais aussi des Torino Twister Special ou King Cobra, gazier qui développait 335 ch hors taxes… puisque la légende raconte que chez Ford, pour éviter d’effrayer les femmes et les p’tits enfants, on s’était contenté d’annoncer un chiffres bien en deçà de la réalité. Oui, les spécialistes parlent de 400 ch pour 600 Nm à 3400 trs…

Comprenez donc que la rencontre entre le premier et le second était grosso modo contre nature… un peu comme tremper ses frites dans de la compote ou foutre du ketchup sur sa glace au chocolat (ah ouais, ça fait gerber !). Et pourtant, le Ford F250 s’est retrouvé avec le V8 Cobra Jet entre les ailes avant en lieu et place du 390 ci et de ses 161 ch… Ah ouais, ça a du défriser l’arbre de transmission ! Et pour ne rien gâcher, le 429 ci s’est retrouvé gavé par un quadruple corps Holley, équipé d’un allumage MSD et d’une ligne full inox.

Pour le reste, on ne change rien. On garde les coups, la rouille, les jantes tôle, la couleur biton rend l’engin aussi banale qu’une plante verte… et c’n’est pas fini puisqu’une fois les portières ouvertes, c’est la même dans l’habitacle. La banquette en vinyle et tissu marron, le levier de vitesses à la colonne de direction, les vitres à manivelle, le tapis de sol en plastique, l’autoradio à aiguille, la CB ou encore le cache volant de chez Norotal ! Seul indice, les manos posés juste derrière le volant histoire d’avoir un compte tours et un compteur de vitesse en rapport avec le nouveau potentiel de l’engin.

Bon avec 400 ch, on est loin du Farm Truck de Sean Whitley, il n’y a pas non plus de quoi aller chercher une supercar moderne… mais ça doit quand même en surprendre plus d’un et en scotcher quelques uns qui se font plomber par Roger le plombier ! Ca doit quand même être fendard d’aller chauffer du SUV moderne ou du kéké « pop and bangé »…

© timberwood71

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