Ultima… Plutôt risqué de choisir un patronyme aussi ronflant. Soit t’assures et ça calme tout le monde, soit t’es plus balèze en marketing qu’en ingénierie et ta réputation Wish Performance est faite. Heureusement pour eux, les p’tits gars d’Hinckley assument leurs ambitions, ils n’ont pas fait dans la dentelle : vous avez sous les yeux le tracktoy ultime !

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Au premier abord ça ne semble pas gagné pourtant. Certains la trouvent mortelle, moi qu’elle ressemble à une 962 dessinée avec les pieds ! Mais ne jugez jamais un livre à sa couverture, c’est une tueuse de Supercars : elle abat le 0 à 100 en moins de 3 secondes ! Ça dépote sévère… Mais par quel miracle un machin monté à la main au fin fond du Leicestershire peut-il taper les autos les plus performantes du monde ? C’est ce que nous allons découvrir…

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Sommet de la gamme Ultima, la GTR 730 développe pas moins de 730 chevaux. Impressionnant, mais le deuxième facteur de l’équation l’est tout autant : 990 kg tout mouillé ! En résumé, ils ont dépoussiéré le bon vieux concept “Light is right” cher à Sir Chapman en y ajoutant une bonne dose de testostérone. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est efficace : rien qu’à la regarder ça transpire la violence !

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Comme beaucoup de bidules British, l’Ultima repose sur un châssis tubulaire maison. Celui-ci intègre un arceau de sécurité et reçoit une suspension à double triangulation entièrement réglable. Vous l’aurez compris, à l’instar de la concurrence, Radical ou encore Ariel, la finalité du truc ce n’est pas d’aller chercher le pain ! Non, ici on vous emmène chasser le record du tour : le Hamilton des trackdays c’est vous !

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Enfin pour ça il va falloir dégainer une once de talent et une paire de kiwis respectable. En effet le gros kart, 10 cm plus court qu’une Clio mais 40 plus large pour à peine un mètre de haut, embarque un V8 de Corvette associé à une boite Porsche dans son sac à dos ! Généralement les trucs débiles sont achetés par des débiles, le LS7 a donc été un peu bolidé. Bielles et soupapes titane, vilebrequin renforcé, arbres à cames Comp Cams, admission Fast LX, calculateur HP Tuners… Indispensable, un V8 7 litres c’est un peu juste dans une caisse de moins d’une tonne !

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Notre homme ne s’est d’ailleurs pas arrêté là puisqu’il s’est également attaqué à l’aéro et au poids. Un aileron carbone réglable Aeromotions trône désormais à l’arrière et les OZ d’origine ont sauté au profit de Dymag du même matériau chaussées en Michelin Pilot Supersport. Plus royaliste que le Roi le bonhomme ! J’avoue valider totalement le concept : aussi élaborée soit la base, il y a toujours moyen de faire une chouïa plus. L’ensemble de ces modifications sublime la philosophie hardcore de l’auto.

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Le monstre se gère depuis un habitacle bien radical. Enjamber le ponton alu à rivets apparents sans se mettre la tronche dans la portière est déjà un sacré tour de force : la belle se mérite. Dashboard digital planqué derrière un Momo trois branches, baquets composite avec harnais Willans, c’est résolument orienté course. Seules concessions au confort à bord, la clim et une source Kenwood avec quatre HP. Bon, la clim, utile en cas de chaleur au freinage, mais le son ? Parce que vu la config du véhicule, même Aya Nakamura ne couvrira pas les vocalises du Big Block !

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Au final, malgré son physique ingrat je l’adore cette Ultima. Pourquoi? Et bien parce qu’à une époque ou tout repose sur l’esbrouffe, ça fait du bien de voir une caisse aussi authentique. Ici pas de débauche technologique pour vous maintenir sur la route, vous êtes responsable de votre survie ! Bref, du sport, rien que du sport…

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