Aux States, on aime la Jaguar XJS et son côté bling bling idéal pour aller cruiser le coude à la portière. Mais aux States, on aime aussi les V8… les vrais, ceux de Détroit, du genre à vider un réservoir de sans plomb aussi rapidement qu’un texan avec une bouteille de Jack Daniels. Et chez DLEDMV, on aime ces caisses bien débiles !

'80 Jaguar XJS en V8 LT1... F**k les protocoles ! 1

La Jaguar XJS, c’est le luxe anglais qui se la joue sportif. En même temps quand tu prends la relève d’une certaine Type E, tu sais que t’as du va avoir du taff pour ne pas décevoir tous les aficionados qui t’attendent au tournant. Puis la logique veut qu’une remplaçante fasse mieux… et faire mieux qu’une voiture devenue légende de son vivant, c’est chaud de night mon gars ! Alors pour être honnête, à ses débuts la Jaguar XJS va un peu passer à côté… et même si elle va s’offrir une belle carrière sportive avec un titre en ETCC et quelques coups d’éclat en Trans Am, d’origine, elle était aussi sportive qu’une tortue à qui ont aurait enfilé des baskets ! Ca fait genre, mais ça s’arrête là. Mais bon, ça plaisait aux ricains, surtout qu’à partir de 90, rachetée par Ford, la marque anglaise va naviguer sous pavillon américain.

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Du coup, le marché américain a absorbé une bonne partie de la production de XJS et il n’y encore pas si longtemps, de notre côté de l’Atlantique rouler cruiser à son volant, c’était à l’image de le faire au volant d’un coupé 406… loin du prestige imaginé au moment où le gars s’était coltiné une heure sur un portail carte grise. Heureusement que depuis le XJS commence doucement à pouvoir bomber le torse en retrouvant doucement une image digne de son statut. Une bonne base pour la dévergonder… enfin ça c’est sans compter sur l’armée de talibans youg prêts à te condamner à mort parce que tu as eu le malheur d’y coller quatre jantes et des ressorts courts !


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Du coup, ceci explique cela… ou du moins l’allure de la XJS qui défile sous vos yeux. Et avant de commencer, je me joins à l’avis général (pour une fois !) en posant la question fatidique : Mais pourquoi ces jantes ?! Ayant reçu suffisamment d’éducation pour savoir respecter les gouts de chacun, j’ai quand même du mal à comprendre quand t’essaies d’associer un dessin moderne à une caisse classique. En tout cas, l’exercice est plus que délicat et à mon avis (qui n’engage que moi !) un dessin plus vintage aurait été plus cohérent avec l’époque et l’esprit de la XJS. Mais bon, c’est celui qui paye qui choisit ! Même si à mon avis, il a du finir par passer en surchauffe…parait que ça arrive régulièrement chez tous ceux qui essayent de s’en sortir rapidement sur le site de l’ants…!

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En attendant, au début des années 2000, justement à ne époque où elle était quasiment tombée dans l’anonymat, cette Jaguar XJS a pris cher. Kit Arden avec spoiler avant et arrière et bas de caisse. Les phares sont passés en euro specs et tous les chrome sont recouvert d’un noir satiné. Une robe argentée vient couvrir le reste. Aux quatre coins, on retrouve donc des roues ADR en 17″ couvertes de gommes Achilles ATR en 245/45. Même si c’est pas vraiment mon kiff, faut reconnaitre qu’elles sont dans la tendance de ce qui se faisait à cette période (non j’ai pas dit tuning !).

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Niveau châssis tout est d’origine, suspat’ et freinage sont donc identiques à c’qu’ils étaient lors de leur sortie en 1980 alors quand le coupé anglais accueillait encore son V12… car depuis, le gazier a été remplacé par un V8 LT1 de 5.7 l, un small block Y-Body, comprenez par là celui qui faisait fondre les gommes de la Corvette C4, fort de 304 ch, accompagné d’une boite 6 manuelle signée ZF. En effet, la sportive américaine américaine avait été l’une des premières américaines à adopter la boite 6 à partir de son millésime 88. Si ce n’est une admission, un silencieux et un refroidissement optimisé, le V8 est laissé d’origine. Pour une fois, et contrairement aux jantes (ha ouais ça passe pas !), le choix du LT1 semble presque logique. Quand t’as une cathédrale comme une V12 qui te lâche, que tu dois te le faire venir d’Europe, que le truc dois t’obliger de vendre ton rein et qu’en plus de ça, il est aussi gourmand que mou, bah autant y swapper un V8 plus moderne. La puissance y gagne 40 canassons mais surtout, plus moderne, il est plus fiable et plus léger.

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Pour que le tableau soit complet, l’habitacle a lui aussi reçu son lot de “coursification”. Baquets DND Performance et des harnais Sparco. A ce propos oubliez la banquette arrière… elle y est toujours, sauf qu’une barre de renfort sur laquelle sont fixés les harnais, la rend totalement inutilisable. Face au pilote trônent un volant Nardi et une ribambelle de manos AutoMeter Pro Comp. Le levier de vitesse a été emprunté à une Trans Am. Enfin la sono a de quoi vous filer une hémorragie des tympans. Un poste Pioneer reçoit le renfort de trois amplis Nakamichi pour faire hurler les HP et trois sub’ camouflés derrière la banquette.

En fait c’te Jaguar XJS ex-V12 elle est full délire. Totalement roots, elle chie sur les protocoles qui lui étaient imposés par son statut social. Qui a dit qu’une princesse n’avait pas le droit de porter des strings ?! Puis bon, le rock’n roll, ça vient d’Angleterre aussi !

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© sjstockham via BaT

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