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Y’a une mode ces dernières années, c’est de swapper salement des parpaings Volvo. Mais dans le genre, vraiment sale quoi. Pas que du 5 en ligne, mais des fois carrément du V12 ! Et aujourd’hui, c’est une 245 DL Wagon qui qui a droit à son V8 US !

Dans la famille des Volvo 240, je voudrais le break ! Comment elle s’appelle ? Euuuh… (silence gêné) Je sais pas ! Et comme j’y connais rien concernant les Volvo pré-90’s, on va se faire ensemble un rapide cours d’histoire. 1974, Volvo présente son nouveau mulet, la série 240. Elle prend le relais de la série 140 qui avait commencé à établir le design « brique volante », mais pas poussé à ce paroxysme. C’est simple, quand on pense une Volvo, c’est généralement la série 240 qui nous arrive dans la tête.

Quelques petites choses intéressantes, c’est la série de Volvo la plus vendue, avec 2,9 Millions d’unités produites, c’est aussi la série produite le plus longtemps, de 1974 à 1993 soit presque 20 ans. Elle incarne la fiabilité de la marque, un paquet de 240 ayant dépassé le demi-million de kms. Ouais, on fait pire comme pedigree.

Pour s’y retrouver, la berline s’appelle 244, le coupé 242, et le break 245. A partir de 1984, Volvo rend les choses plus simples avec 240 (berline) et 240 Break. On a même droit à la série 260, le 6 indiquant que le bloc est un 6 cylindres, mais on vous garde ça pour plus tard. D’ailleurs, parlons moulins. On est avant l’ère du 5 pattes chez Volvo, et la gamme se partage entre différents 4 cylindres de 1,9L à 2,3L et un L6 diesel portant l’appellation 240. Si une version est à retenir, c’est la 245 Turbo avec son 2,1L de 155 ch qui, pour l’époque, défrisait du caniche.

Tout ça c’est bien cool, mais bon, ça fait pas non plus bander un mort. Parce qu’on a omis de vous dire que cette Volvo est encore une propulsion. Ca y est. Vous commencez à voir où je veux en venir. Ben ouais, faut voir grand dans la vie ! Quitte à faire tordre du cul une caisse, autant le faire dans une caisse qui ait pas d’gueule ! En plus y’a de la place sous l’capot. Donc on fait quoi ? On vire le 4 pattes longitudinal pour caser un bon vieux V8 des familles.

Ici, c’est un small-block Ford 5.0L issu du SUV Mercury Moutaineer qui prend place dans la suédoise. Avec ses 215ch et un couple à décorner les cocus, il semble pas là pour exercice. Trop basse la puissance ? Boh, avec 1300 kg sur la balance et plein de vide, ça doit largement suffire. Le bloc arrive avec sa boîte Rockland Tremec T56 à 5 vitesses histoire de pouvoir profiter d’un vrai lien mécanique entre le V8 et les roues… Et surtout pouvoir faire ce qu’on veut du bordel ! D’ailleurs, les étriers avant 4 pistons de Volvo S60-R se chargent de réguler les ardeurs du pilote, afin de pas finir dans le premier fossé venu !

Dedans on trouve une sellerie cuir bi-tons qui lui va super bien, un petit volant MOMO Monte Carlo et un petit levier ball type Hurst. Du simple, beau, et efficace ! Et dehors… Dehors ! Eh ben y’a rien en fait. Mais c’est ça qu’est bon ! Mis à part les jantes Volvo Polaris en 17, la peinture rouge et les autocollants Volvo Moose, rien ne laisse paraître que l’merdier grommelle comme un docker ‘ricain qu’à pas eu son bourbon à 9h, que le tout est là pour cirer du pneu innocent et aller jouer avec la brique de notre cher Kévin Fayolle.

Allez, comme de temps en temps, on va essayer de se mettre en situation… Imaginez, vous cruisez tranquille sur une route de montagne déserte au coucher du soleil. Coude à la portière, sans prétention dans votre parpaing, bercé par le glou-glou du 5.0L. A ce moment, deux phares se rapprochent rapidement dans votre cul, c’est une petite BMW 325i E36 !

A ce moment, vous vous dites que c’est l’occasion de s’amuser, vous tombez un rapport, le V8 gueule un coup, et votre tête est collée à l’appuie-tête ! Et c’est parti pour une ascension tout en travers sur une dizaine de kms ! Arrivé en haut, le proprio de la 36 médusé s’arrête, vous commencez à tailler l’bout d’gras, et c’est parti pour un apéro improvisé ! Faut pas grand chose hein comme quoi….Que du bonheur l’affaire !

 

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